Temps couvert et même humide, et présence permanente du vent.
Aujourd'hui, direction Haria. Arrêt nombreux car au fur et mesure que l'on avance, le soleil fait son apparition. C'est un plaisir de parcourir ces petites routes.
Avant d'arriver à Mirador del Rio, on bifurque sur une petite piste en cul-de-sac. La mer n'étant pas loin, on se pose là pour aller marcher au milieu des champs de vigne et d'aloe vera. Nous montons à flan de colline, d'où la vue sur Isla la Graciosa est époustouflante. Nous empruntons un petit chemin à flan de falaise, captivés par cette vue. Nous sommes seuls, le pied.
Mirador del Rio, étrange maison sous la roche, avec vue imprenable sur Isla la Graciosa. Mais ça grouille de monde, on était mieux sur nos falaises. Ce Mirador est l'une des nombreuses œuvres de l'artiste César Manrique, natif de l'île, qui a tout fait pour maintenir son île aussi authentique que possible. On apprend qu'il a lui-même démarché les habitants de son île pour les convaincre de son projet : aucun bâtiment de plus de 2 étages et aucun panneaux publicitaires. Et bien bravo, parce que c'est toujours le cas aujourd'hui, l'île a conservé son authenticité, et on croise les doigts pour que ça dure.
Retour vers Haria, où nous découvrons la particularité des vignes sur cette île : des constructions en pierre de lave, en arc de cercle, sont réalisées, au creux desquelles pousse un pied de vigne, le mettant ainsi à l'abri du vent quasi omniprésent sur l'île, ce qui offre des paysages graphiques de toute beauté.
Nous traversons Maguez pour arriver à Haria, village digne d'une oasis. Collines asséchées, maisons blanches et palmiers à foison. Pique-nique sur un magnifique patio au centre du village, à l'ombre. C'est un vrai havre de paix qu'il est difficile de quitter. Nous bullons sur la place du village, nous profitons pour mettre à jour notre carnet de route.
Pour clôturer la journée, nous nous rendons à Caleta la Famara. La route nous "dépose" sur le sable, nous sommes face à Isla la Graciosa, au pied de la falaise où nous étions ce matin. Ici, c'est le paradis des surfeurs et kite-surfeurs, qui s'en donnent à cœur joie et nous offrent un beau spectacle. Longue balade les pieds dans l'eau, mitraillant sans cesse.
Quant au village, on a adoré cette ambiance de village perdu, les rues sont recouvertes de sable, les bateaux sont parqués devant les maisons, tout à l'air d'une tranquillité absolue. On y est tellement bien qu'on ne voit pas le temps passer, on s'attarde et on s'offre un apéro les pieds dans le sable, accompagné de crevettes à l'ail, champignons à la plancha... le petit vin qui va bien. C'est l'air devenant frais qui nous fais décamper.






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