30/07/2017 : EPUPA et approche de VAN ZYL'S PASS

Réveil à 5h11. Petit dej' sous les étoiles, départ avant le lever du soleil.
On revient sur Okongwati puisque la route jusqu'à Epupa est un cul de sac. Ravitaillement en eau, gaz oil et courses car nous allons emprunter une piste uniquement praticable en 4x4, en pleine région du kaokoland où le ravitaillement sera quasi impossible. On retraverse cette superbe plaine de terre rouge, herbes jaunes et arbres tortueux, les premiers rayons rendent le paysage sublime. On croise des bergers Himbas. On essaye de parler avec le peu de mots que l'on connaît mais c'est périlleux. 
Tenue et coiffe de berger himba
La piste est belle, plutôt sablonneuse, puis elle devient caillouteuse, on tangue, on vibre, on est bien secoués mais quel plaisir ! Pas mal de villages Himbas, scènes irréelles, distribution de "sweeties" (bonbon), l'un des rares mots anglais que les enfants connaissent. On ne croise que peu d'animaux sauvages, si ce n'est écureuils, quelques rapaces, et un serpent.

Puis ça se corse... La piste que l'on pensait être la bonne disparaît... retour arrière à un croisement qui était occulté par un arbre couché... gros doute... heureusement, grâce à l'application Gps MAPS.ME accessible par satellite, précise au mètre près, on réalise qu'on s'est trompé de direction. Heureusement, seulement 6 km en trop, mais comme nous roulons à une moyenne de 8 km/h, on perd en gros 1h.

Puis ça se corse encore... La piste devient un vrai calvaire, avec quelques passages qui nous stressent, Chris maîtrise pourtant parfaitement. On retrouve ensuite la plaine, notre destination est à 8 km, au camping communautaire de VAN ZYLS, mais il est déjà 16h, le soleil tombe très vite, et il est bien noté dans le guide que les derniers kilomètres sont les plus difficiles. On trouve plus sage de s'arrêter camper puisqu'on est entièrement autonomes, et le chauffeur a vraiment besoin de repos et la co-pilote a les nerfs en pelote !
Tombes
Arbre parasite qui s'enroule et étouffe son voisin
Erreur d'aiguillage...
Village Himba temporairement abandonné, les habitants étant en quête d'eau et de zones de pâturages plus riches
L'endroit qu'on choisit est parfait, situé sur une vaste plaine entourée de montagnes. On entend des enfants au loin, certains viennent nous voir, d'autres passent au loin. Je ressors mon dico personnel pour tenter de communiquer, mais à part bonjour, au revoir, merci, je vais bien, village, bref le basique, la conversation prend vite fin. Que c'est frustrant ! Puis il fait le feu, elle prépare l'apéro, le soleil se couche... Pas de douche, ni wifi...mais alors quel privilège d'être dans ce milieu encore si sauvage et si silencieux ! C'est unique !

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