19 Sept 17 : SALINAS / SIMIATUG / AMBATO / SALINAS

Nous démarrons à 8h pour nous rendre à Simiatug, à  20 km. On part sous un beau soleil. La piste est bonne et le Chimborazo s'offre à nous ! C'est le point le plus haut d'Équateur. On roule au pas, et on s'arrête souvent pour discuter avec les autochtones qui viennent à notre rencontre et sont curieux de nous voir, de savoir ce qu'on fait etc...


A Simiatug, Jo fait un bout de chemin avec une dame qui descend des hauteurs, et ça papote, ça papote ! il faut dire que les touristes se font rares dans le coin, et ce n'est pas souvent que l'occasion de discuter avec des étrangers se présente. Visite de ce petit village plein de vie, à l'heure où les écoliers sont dehors, en groupe, et dont la principale préoccupation est d'aller s'acheter des sucreries. Une commerçante nous apprend qu'il n'y a que 20 habitants... c'est l'école qui draine les enfants des campagnes, dynamisant ainsi le village. 
L'allaitement maternel est un acte d'amour qui renforce les liens et la communication avec le bébé
Nous avons aussi le plaisir de discuter avec une famille qui nous invite chez elle. On se rend compte des conditions précaires dans lesquelles elle vit... Chouette moment, ils sont fiers de nous parler de leur vie, de leurs occupations, nous repartons ravis après leur avoir laissé quelques petits souvenirs. Sur les conseils d'amis, nous avions emporté des petites vierges de Lourdes, qui ont fait le bonheur d'Equatoriens, fervents croyants. Nous repartons après avoir visité ce village d'un autre temps. Il se met à pleuvoir, le temps est vraiment bouché. On passe un col à  4250 m, il neige.
Sur le chemin du retour à Salinas, on prend Lucila en stop, elle se rend à Ambato sur le marché et voir sa fille (elle a 10 enfants). Elle nous explique moitié en espagnol, moitié en quechua que le lundi, c'est la '"feria", tous les indiens de la campagne descendent vendre leurs produits. On y mange une excellente soupe. On profite d'être dans une ville pour faire le plein de la voiture et du portefeuille.
Comme le temps est bouché, retour à Salinas pour tenter de visiter le musée du chocolat et faire quelques achats... c'est râpé, ça ferme juste à notre arrivée. Nous changeons d'hôtel pour la 2ème nuit, La Minga conseillé par Chasqui de Quito, que nous n'avons pas trouvé hier soir. Non seulement c'est moins cher (20 $ la nuit), mais c'est superbe et plus confortable. Avant d'y poser les bagages, on va visiter les salines (d'où le nom du village). L'eau salée s'écoule le long des roches, stagne dans de petites marmites. Ce sont les femmes du village qui exploitent cette mine de sel, charriant l'eau salée à dos de lama et la faisant chauffer dans un immense récipient au feu de bois sous une cahute en chaume. 
Au premier plan, les salines. Au fond le village de Salinas
Il n'est que 19h, sommes à l'hôtel en compagnie de 2 espagnols de Huesca, Carine et Javier, en Amérique du Sud depuis 8 mois. Nous allons manger dans un petit restau du village. 
Depuis notre départ de Baños, la piqûre de Jo ne s'est pas résorbée, son mollet est devenu dur et la démangeaison est de plus en plus insupportable. A 23h, la pharmacie du village est ouverte... et Jo a droit à une piqûre anti-histaminique au fond du magasin... 

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