27 Sept 17 : CANOA / QUITO

Départ de Canoa vers 8h sous ce ciel toujours gris, après un petit déjeuner composé d'eau de coco, de noix de coco, mangues et pomelos, notre petite récolte d'hier. 
Premier arrêt à Pedernales, la ligne de l'Équateur, la "Mitad del mundo", mais aussi dernière ville en bordure du Pacifique que nous quittons définitivement. On va tout naturellement toucher l'eau, délicieuse, et repartons après un petit café. 


En traversant la ville, on se rend compte qu'elle a été fortement touchée par le tremblement de terre, beaucoup d'immeubles par terre ou rasés... 
Sur le bord de la route, on reconnaît l'odeur vinaigrée du cacao qui sèche à l'air libre... On s'arrête dans une petite entreprise, qui fait sécher de manière artisanale, au soleil, les fèves de cacao pour les envoyer ensuite vers Gayaquil qui s'occupera de la transformation. 
On remonte vers Quito en longeant la ligne de l'Équateur, parfois au nord, parfois au sud. Plus on avance dans les terres, plus la végétation est tropicale. Un petit air de Caraïbes avec des champs de bananiers, palmiers dattiers, cocotiers, papayers... C'est très vert, dommage que le soleil boude.

On s'enfonce dans un champ de bananiers pour le plaisir et surprise, un homme est en train de travailler avec beaucoup de dextérité de la canne à sucre dans un bruit assourdissant. On s'approche et tout gentiment, il nous explique qu'avec sa machine, il en extrait tout le jus. Il ne subsiste que de la fibre, qu'il revend pour l'exportation à des fins de confection de tissus, toiles etc... rien ne se perd...
Sa famille nous accueille avec toujours la même gentillesse. Quel plaisir.... Nous laissons quelques bonbons aux enfants, on nous donne des fruits très acides qui ressemblent à des oranges. Ces gens sont à l'image de l'ensemble des équatoriens que nous avons croisé : travailleurs, humbles, fiers de partager leur quotidien, souriants et gentils.
Sur la route, plusieurs artisans travaillent le bois d'un arbre appelé "saman", d'une forme incroyable. Edgar, le proprio de l'atelier, nous explique tout le processus de son travail. On ne peut hélas rien ramener.
On mange à La Independencia un menu du jour composé d'une soupe, d'un plat complet (riz, purée, filet de poulet, banane grillée) et d'une banane pour dessert pour 2,5 $ par personne. Beaucoup de circulation avec ces moto-taxis qui déboulent de partout....
Plus tard, on s'arrête sur un étal de fruit pour acheter un ananas qu'on mange sur place. La vendeuse nous donne 2 petits sièges pour manger tranquillement, elle nous détaille les différents fruits. On apprend entre autre que l'on peut sucer les fèves de cacao car elles sont enrobées d'une membrane sucrée. 

Fèves de cacao à sucer
On a tellement traîné en route qu'on se dit qu'il faut qu'on avance afin d'être à Quito le soir, ce qui nous laissera 2 jours pour profiter encore et ne pas être pris par le temps.
On arrive à l'hôtel Kingdom kichwa à 19h grâce à la super application MAPS.ME installée grâce à Nicolas (rencontré à Isinlivi). Pas besoin de connexion, elle nous montre le chemin mieux qu'une carte puisqu'elle nous indique aussi les hôtels, les restaus, les stations d'essence...  On aura sacrément gagné en temps et en stress.
Chasqui nous accueille. On avait réservé pour le lendemain soir mais il y a de la dispo, une chambre au calme nous attend et comme on n'a pas faim, on s'attaque de suite à la re-composition des bagages.  
A 21h, notre estomac nous guide au restau Argentin pour une bonne viande de boeuf !

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